Les poilus savoyards au front, une presqu'île - Sébastien Chatillon

Dans leur correspondance de guerre ou leurs carnets de route, les soldats savoyards mobilisés ont décrit leur vision des combats et de la vie quotidienne durant la Grande Guerre. Leurs perceptions en la matière s'avèrent riches et permettent de brosser un tableau de leur univers mental. Retenons en particulier ce qui concerne leur vision de l' "arrière", c'est-à-dire des civils. Des indices montrent que, malgré les récriminations habituelles ("embusqués", "profiteurs de guerre"), les soldats sont en réalité fortement attachés à l' "arrière", en particulier par leur famille. Laissons ainsi la parole à certains d'entre eux : Emile Bron, classe 1906, un soldat-paysan réserviste au 51e BCA originaire de Massongy ; Michel Dubouloz, classe 1902, épicier-boulanger d'Anthy-sur-Léman mobilisé au 11e BCA ; François Longeray, territorial de la classe 1899, autre paysan de Chavanod mobilisé au 359e RI.

Dans les témoignages des poilus, l'image la plus forte de l' "arrière" se résume le plus souvent à celle de l'épouse et du foyer familial. Malgré la séparation physique due à la mobilisation, l'épreuve épistolaire rapproche paradoxalement certains couples. Par exemple, au fur et à mesure que la guerre avance, Emile Bron se fait plus ardent dans ses lettres à sa femme Aimée : "Je t'envoie les meilleurs baisers de celui qui ne cesse de t'être fidèle. Ton Emile1" écrit-il le jour de Noël 1916 après avoir envoyé durant plus de deux ans des lettres aux formulations plus convenues. La réponse est probablement aussi tendre car il écrit le mois suivant : "La dernière (lettre) surtout m'a causé une grande joie et un vif contentement. Je le sais bien que tu m'aimes toujours davantage et tu peux être sûre que tu occupes dans mon coeur la même place que tu me réserves dans le tien. Ah, quand donc nous réunirons-nous pour toujours2 ? " Quelques mois plus tard, il s'enflamme ainsi : "Je t'en prie, continue d'être ce que tu as toujours été jusqu'à présent et je te promets de te rendre heureuse après la guerre. Ton petit fou qui t'embrasse bien fort ainsi que nos trois chers petits. Ton Emile3". Dans ce contexte, l'attente du facture apparaît insupportable au couple : "Aussi je vois d'ici comme vous devez attendre le facteur pour avoir nos lettres. Et moi je fais la même chose quand l'heure vient de distribuer les nôtres4".

En complément des nombreuses lettres échangées, la détention de photographies constitue un bel exemple de la volonté des soldats mariés de conserver un lien intime et quotidien avec leur famille. Michel Dubouloz écrit à sa femme à ce sujet : "Je me demande des fois ce que tu dois te demander et si tu penses à moi, parce que moi, je te regarde souvent sur la photo. Ça me console et il me semble que je suis chez nous5". Il réclame ensuite une photographie de son fils qu'il n'a vu ni naître ni grandir : "Je pense toujours à ce pauvre petit (son fils Edmond né fin août 1914). J'aimerais bien l'avoir avec moi. Tu feras bien de le faire photographier pour que je l'aie avec moi. Je l'ai bien toujours avec moi, mais ce n'est pas la même chose6". Ainsi, le lien conjugual s'est nourri par la seule force de l'amour sublimé et de l'attente.

L'éloignement au front n'empêche pas les soldats de diriger les activités du foyer familial, et leurs courriers regorgent de petits conseils de tous types. Par exemple, E. Bron s'inquiète fortement du déroulement des travaux agricoles. Ses courriers permettent de se représenter le fonctionnement d'une exploitation agricole privée de ses forces vives. La mobilisation le suprend au moment des moissons et il écrit à son frère le 19 août 1914 pour tenter d'organiser le battage du blé à peine moissonné avec la machine arrivée du village : "Je viens vous demander à tous la main, à toi surtout cher Maurice : si chez nous ils ont tout battu et que Victor (son beau-père) n'ait pas battu, mes frères pourraient peut-être bien aller le mettre sur deux chars et monter le battre là-haut. Ou bien sinon, ils pourraient, s'il est possible, avec l'aide de quelques voisins, descendre battre en même temps que les Vernaz (les voisins de son beau-père). Si cette chose est possible, ils pourraient prendre des sacs vers le boulanger et pour que les choses se passent bien, il faudrait prier le boulanger de le prendre de suite s'il ne peut pas le faire. Il faudrait le peser pour se rendre compte à peu près et l'étendre avec le vôtre. Je vous dis tout cela mais je ne sais pas comment les choses se passent là-bas. Enfin, faites pour le mieux, j'ai entière confiance7." Le 2 août 1916, date symbolique, lui-même devient nostalgique en évoquant les moissons : "2 août 1916 ! Deux ans exactement aujourd'hui, tu t'en souviens, hein, que l'on moissonnait vers les Folatières8." La famille Bron exploite également un peu de vignoble. Fin août 1914, Bron s'en inquiète et écrit à sa femme : "Vous irez voir le vin et la picaite9 vers la Tour ; s'il n'est pas encore gâté, vous le monterez pour ne pas le laisser perdre10". Puis en octobre 1916, l'évocation des vendanges le rend spécialement triste alors qu'il attend une permission qui ne vient jamais : "Mon cafard a encore été plus grand aujourd'hui que je pense que vous devez être en train de vendanger et moi qui comptait aller vous aider11."

E.Bron suit également de près la culture des pommes de terre. En novembre 1914, il écrit : "J'ai été très content de savoir que mes frères avaient toutes arraché les pommes de terre et de savoir qu'il y en avait tant eu. Vous avez très bien fait de laisser celles des Folatières chez nous. Quant à celles que vous avez laissées vers la Tour, tu prendras bien garde s'il fait des grandes pluies de ne pas les laisser à la cave mais de les mettre au fond de la grange et de la paille dessus12." La question du précieux tubercule revient en juillet 1916 : "Je suis très content de recevoir tes lettres. Je suis surtout très content de savoir que tu aies pu sillonner les pommes de terre13." En août 1918, il avoue même : "Figure-toi que j'ai rêvé ce soir que j'arrachais les pommes de terre avec toi vers les Folatières et il y en avait beaucoup. Si au moins j'avais rêvé en vrai. Je l'espère14." En mai 1915, Emile Bron évoque le "foinage" : "Sûrement qu'à Massongy l'herbe doit être plus poussée qu'ici. Quand je pense que vous allez commencer à foiner15 et que nous ne sommes pas plus avancés dans cette maudite guerre16." Mais comme toujours, la solidarité familiale et villageoise semble faire face à chaque situation problématique : "Je suis très content que tu aies acheté le foin des Vignes rouges, c'est tout à fait près. C'est dommage que la faucheuse ne puisse pas y aller. Enfin je pense que vous pouvez tout de même foiner tant qu'à peu près. Mon Dieu que de travail vous devez avoir ; quand j'y pense, il ne me semble pas possible que vous puissiez y arriver17."

Puis l'arrivée du froid de l'hiver 1915 pousse Emile Bron à s'enquérir du chauffage : "Fait-il beau ? Pouvez-vous couper du bois avant que les grands froids arrivent18 ?" Il est évident que son exploitation familiale et sa famille constituent la préoccupation essentielle d'Emile Bron durant cette guerre.

Les combattants perçoivent le bouleversement social à l'oeuvre avec la prise de responsabilités par les femmes. Ernest Jacquier, en convalescence à l'hôpital d'Albertville, écrit : "Quand on voit par ici des femmes qui font le travail des hommes et que ceux-ci se promènent par les routes, cela fait pitié ; si on s'amusait à faire des petits travaux, on serait d'abord reconnus bons pour aller au feu19". F. Longeray, lui, semble désarçonné par la réussite de sa femme qu'il croyait incapable de faire face à toutes les tâches nouvelles en même temps. Il écrit à ses parents : "Elle est toute contente de son nouvel hôtel. Il parait qu'elle fait des affaires en mon asbence. Elle a encore acheté une propriété à Etercy. Si j'ai le bonheur de me retourner, je n'oserai peut-être plus travailler ? Elle ne voudra pas que ce soit dit20."

Avec leur exploitation, les pères de famille laissent souvent derrière eux des familles nécessiteuses. Par exemple, Emile Bron a trois enfants en bas-âge lorsqu'il est mobilisé : l'aîné, Charles, et deux petites filles, Augusta et Lucie. Ses nombreuses lettres à sa femme Aimée traduisent l'affection qu'il éprouve pour eux : "Je termine pour aujourd'hui en t'embrassant bien fort ainsi que nos trois chers petiots auxquels je crois tu dois leur parler souvent de leur papa. Confiance et courage chère épouse et bientôt ton cher mari te sera rendu21". Il prend soin de suivre leur éducation durant toute la guerre, et demande à être renseigné à ce sujet dès octobre 1914 : "Tu me dis que les petites ont fait beaucoup de progrès et que Charlot est toujours aussi terrible, mais tu ne me dis pas qu'ils doivent beaucoup vous empêcher de faire votre travail. Prends courage et patience". Heureusement, son épouse est épaulée par sa belle-famille : "Je vois d'ici la peine que doit avoir ma mère avec nos trois petits diables. Veillez bien à ce qu'il ne leur arrive rien22". L'éducation est aussi religieuse : "Je t'en prie, n'oublie pas de faire prier les petits afin que le Bon Dieu calme ou arrête ce terrible fléau, et surtout qu'il leur rende leur papa et tous leurs oncles et grands oncles23". Il constate l'influence néfase de la guerre sur l'éducation : le 2 août 1916, dans la Somme, il note : "Ah, vois-tu, j'y pense souvent à mes petits, surtout ici car nous sommes cantonnés chez une femme qui a son mari à la guerre. Elle a deux filles : une de treize ans et une de neuf ans. Ah, si tu voyais ce manque de respect, cette désobéissance, ça me fait mal au coeur. Il y a des moments, je ne sais pas ce qui me retient de donner un gifle. Ah, vois-tu, prends garde à nos trois chéris. Elève-les correctement24".

Emile Bron n'est pas avare de petits conseils quotidiens : "Les boeufs s'arrêtent souvent vers le mur de la cave fais bien attention aux petits25" ou "maintenant que vous êtes en pleine fenaison, je ne saurais trop vous recommander de prendre toutes les précautions avec Charles auprès de la faucheuse, de même pour Augusta et Lucie26". 

On devine que l'aîné, son seul fils, attire particulièrement sa curiosité : "J'ai prié de tout mon coeur l'Enfant Jésus pour qu'il nous conserve tous en bonne santé, spécialement nos trois chers petits. Ah ! Quel désir j'ai de les discuter avec Jean et Joseph27". Et encore : "Et Charlot, lui mets-tu bientôt des pantalons ? Embrasse-les bien tous trois pour moi28". Le temps passe et il regrette de ne pas voir ses enfants grandir, comme le 31 décembre 1915, lorsqu'il écrit : "Il ne me semble pas que c'est vrai, dire que j'ai laissé mes enfants au berceau, ou tout au moins nos deux petites filles, et que quand je les retrouverai, elles seront d'âge d'envoyer à l'école. C'est bien trop long tout de même." Il fait donc un transfert en voyant d'autres enfants : "J'ai rencontré aujourd'hui une dame avec ses deux jumeaux, un garçon et une fille de treize mois, tous deux dans une poussette. Je suis obligé de te dire que les larmes me coulaient tellement j'ai été touché : c'étaient Augusta et Lucie, telles que je les ai laissées le 4 août 1914. A quand donc le beau jour de vous retrouver tous, chère épouse et chers petits29 ?"

Emile Bron s'intéresse particulièrement à la scolarité de ses enfants, telle la rentrée scolaire de Charles en 1917 : "J'espère avoir bientôt des détails, savoir comment Charlot trouve la classe. Fais lui bien prendre l'habitude de se lever à sept heures tous les matins et qu'il ne manque pas une seule fois30". Il multiplie les recommandations : "Tu me dis que l'instituteur t'a dit qu'il apprenait encore assez, mais très terrible. Tâche qu'il ne flâne pas par les chemins après quatre heures, à apprendre à marauder ou à se gâter avec des plus grands que lui. Veille à ce qu'il rentre directement vers sa mémé ou Joseph31". L'école représente un moyen de promotion sociale, et ses filles se doivent également en profiter : "Tu me dis que les petites ne vont pas à l'école le matin. Pourquoi ? J'aime pas beaucoup ce genre d'habitude, surtout que maintenant les jours sont grands et qu'elles le sont aussi32".

Naturellement lorsque les combattants constatent que les privations concernent leur famille, ils s'apitoient. Par exemple, en mars 1918, Emile Bron réagit violemment à propos des restrictions de l'arrière touchant sa famille : "Ça devient de plus en plus dur, quand tu me parles encore que vous allez avoir la carte d'alimentation : c'est affreux qu'on mette ça à ceux qui vivent sans rien faire, mais qu'on donne à manger à ceux qui travaillent aux champs surtout. J'espère tout de même qu'on ne vous privera pas trop33". Les profiteurs, mais aussi l'Etat seraient coupables de la situation. En juillet 1918, Bron s'emporte ainsi : "Bien de la peine de voir que vous manquez si souvent de pain. Que pensent-ils ces gros salauds qui nous gouvernent ? Qu'ils ne mettent au moins pas sur les journaux que les Boches et les Autrichiens la saute34 ! Qu'ils viennent donc les arrêter les Boches et nous irons passer quatre ans chez nous. Enfin35 !" Néanmoins, le versement d'allocations aux familles démunies est le bienvenu pour compenser un peu l'inflation qui sévit : "Tu me dis que l'entretien des enfants est de plus en plus couteûx. Tu as certes raison de dire qu'on a bien fait de ré-augmenter l'allocation car au prix que toutes les marchandises sont maintenant, il n'y a pas moyen de vivre36".

La séparation met tout de même à l'épreuve la solidité des couples : "Dans le psychisme masculin, fragilisé par la dureté du monde guerrier et sa solitude affective, se développa une culture du soupçon sur la fidélité féminine. Tout concourrait à l'encourager : les traditions religieuses et culturelles, la fragilisation du corps social, l'ébranlement des certitudes, et jusqu'à l'Etat, érigé en gardien de la vertu des épouses37."

Des allusions assez courtes peuvent émailler les courriers des hommes mariés à destination de leurs femmes : frustration sexuelle et histoires cocus y prennent place. L'exemple du couple Dubouloz d'Anthy-sur-Léman nous apparaît typique. Michel Dubouloz, mobilisé en août 1914 et affecté dans les cuisines, fait part de sa frustration à sa femme en décembre 1914 : "Je pense souvent à toi et je pense aussi que j'étais bien plus heureux l'année dernière à cette saison, que je passais ma lune de miel et que maintenant j'en suis bien privé : mais attends seulement quand je rentrerai38." Mais en exposant ce besoin, il doit rassurer régulièrement sa femme à propos de sa fidélité. Durant l'hiver 1915, il s'ingénie à détruire l'image accueillante des Vosges : "Tu sais, tu m'as fait des peurs quand tu m'as parlé de ficelle39. Tu pourras bien dire à ceux qui pensent qu'il y a beaucoup de femmes à Gerardmer qu'ils viennent nous remplacer. Au contraire, moi, je m'y fais plus de noir que dans les tranchées parce qu'on nous en fait trop roter40, surtout qu'on croyait être au repos. Puis, depuis la mobilisation, tous les cafés mal famés ou les maisons publiques ont été consignés à la troupe. Et puis sur les lignes de feu, on ne voit que de la troupe, les paysans sont tous émigrés. Enfin bref, je ne voudrais pas que tu te fasses du mauvais sang pour ça, (...) on a bien d'autres choses à penser que de penser aux femmes des autres41." L'inquiétude de Mme Dubouloz persiste, comme le prouve cette lettre de février 1916 : "Il me semble bien que tu m'aurais encore parlé de petite femme d'abord. Quand je reste deux ou trois jours sans t'écrire, tu crois que je t'oublie. Ne crains rien. C'est pas dans les pays comme Anthy (son village), et avec la troupe qu'il y a qu'on peut en trouver, et je suis rudement calme à ce sujet42".

Parrallèlement, le doute saisit aussi le soldat Dubouloz quant à la moralité de l'arrière. Il s'en ouvre à sa femme en ces termes dès l'été 1915. "Je suis toujours à la cuisine et puis on nous chine43, ceux qui ne sont pas mariés. Alors ils disent que toutes les femmes qui sont à l'arrière sont enceintes, que l'on est cocu ! Je me pense bien que ce n'est pas la mienne qui doit me faire cocu, parce que nous autres on est bien loin des femmes, et on est bien loin d'y penser, et si je m'en retourne, je suis bien sûr de te trouver rien qu'avec mon petit Edmond44". Peu après, sa jalousie commence à poindre : "Lorsqu'on entend raconter ce qui se passe par derrière des hommes qui ont été en permission, qui ont trouvé des nouveaux nés ou bien leur femme enceinte, et que même beaucoup de ces permissionnaires se sont suicidés. Il me semble pas que c'est possible, et cependant un qui est avec moi, qui est allé chez lui, à Bonneville, m'a raconté que sa femme lui en avait dit de ce qui se passait voilà quelques temps. C'est une véritable débauche. Je ne veux pas m'abrutir pour te raconter ça. Parce que moi je crois pas que tu me trompes, mais malheureusement. Toujours est-il que celles qui font le métier et qui profitent que leurs hommes sont à la guerre, mériteraient mieux la mort que ces pauvres innocents qui sont sur le front45". L'avertissement à sa femme est donné ici en filigrane.

Ainsi, par ces quelques témoignages très représentatifs, nous découvrons que lorsque les soldats sont au front, c'est tout de même vers l' "arrière" que vont toutes leurs pensées. La famille est bien l'attache la plus forte que les combattants possèdent à l'arrière. Par l'intermédiaire de leurs proches, les soldats sont restés fortement liés au monde civil et à leur village. L'expression de "presqu'île du front" forgée par l'historien S. Audoin-Rouzeau46 pour décrire un isolement des poilus qui n'est qu'apparent, s'avère donc tout à fait justifiée.

 

1 - Collectif, Massongy dans la Grande Guerre 1914-1918, Allinges, GPM, 2009, p.115, Lettre du 25.12.1916

2 - Collectif, op. cit.,p.115, Lettre du 05.01.1917

3 - Collectif, op. cit., p.115, Lettre du 06.08.1917

4 - Collectif, op. cit., p. 114, Lettre du 21.09.1916

5 - H. Bariot-Duchêne, A. Chambaz, C. Fontanel, Chroniques de guerre - Anthy 1914-1918, les pommes de terre ont mauvaise mine, Paris, L'Harmattan, coll. La mémoire des Alpes, 2007, Lettre du 24.06.1915

6 - H. Bariot-Duchêne, A. Chambaz, C. Fontanel, op. cit., p. 172, Le 05.04.1916

7 - Collectif, op. cit., p. 81, Lettre du 19.08.1914

8 - Collectif, op. cit., p. 112, Lettre du 02.08.1916

9 - Piquette, mauvais vin

10 - Collectif, op. cit.,p. 81, Lettre du 20.08.1914

11 - Collectif, op. cit.,p. 114, Lettre du 14.10.1916

12 - Collectif, op. cit.,p. 84, Lettre du 05.11.1914

13 - Collectif, op. cit.,p. 110, Lettre du 02.07.1916

14 - Collectif, op. cit.,p. 125, Lettre de fin 08.1918

15 - Faire des foins

16 - Collectif, op. cit.,p. 97, Lettre du 18.05.1915

17 - Collectif, op. cit.,p. 97, Lettre du 05.06.1915

18 - Collectif, op. cit., p. 103, Lettre du 17.12.1915

19 - H. Bariot-Duchêne, A. Chambaz, C. Fontanel, op. cit., Lettre du 13.03.1915

20 - Fonds privé Bouvier, op. cit., Lettre du 27.07.1916

21 - Collectif, op. cit., p. 83, Lettre du 03.11.1914

22 - Collectif, op. cit., p.110, Lettre du 05.07.1916

23 - Collectif, op. cit., p. 109, Lettre du 14.04.1916

24 - Collectif, op. cit., p. 112, Lettre du 02.08.1916

25 - Collectif, op. cit., p.83, Lettre du 12.10.1914

26 - Collectif, op. cit., p. 97, Lettre du 05.06.1915

27 - Collectif, op. cit., p. 89, Lettre du 26.12.1914

28 - Collectif, op. cit., p. 92, Lettre du 28.01.1915

29 - Collectif, op. cit., p. 95, Lettre du 06.04.1915

30 - Collectif, op. cit., p. 121, Lettre du 02.10.1917

31 - Collectif, op. cit., p. 124, Lettre du 26.05.1918

32 - Collectif, op. cit., p. 124, Lettre du 08.07.1918

27 - Collectif, op. cit., p. 89, Lettre du 26.12.1914                                           

28 - Collectif, op. cit., p. 92, Lettre du 28.01.1915                                           

29 - Collectif, op. cit., p. 95, Lettre du 06.04.1915                                           

30 - Collectif, op. cit., p. 121, Lettre du 02.10.1917                                                                                 

31 - Collectif, op. cit., p. 124, Lettre du 26.05.1918                                                          

32 - Collectif, op. cit., p. 124, Lettre du 08.07.1918 

33 - Collectif, op. cit., p. 123, Lettre du 28.03.1918                                       

34 - La sauter : ne pas manger     

35 - Collectif, op. cit., p. 125, Lettre du 13.07.1918

36 - Collectif, op. cit., p. 118, Lettre du 13.05.1917     

37 - F. Rouquet, F. Virgili et D. Voldman (dir.),  Amours, guerres et sexualité 1914-1945, 207, p. 221   

38 - H. Bariot-Duchêne, A. Chambaz, C. Fontanel, op. cit., p. 99, Lettre du 14.12.1914

39 - Faire de la ficelle : terme désuet signifiant tromper son conjoint 

40 - En roter : en baver, souffrir                                             

41 - H. Bariot-Duchêne, A. Chambaz, C. Fontanel, op. cit., p. 111, Lettre du 07.02.1915

42 - H. Bariot-Duchêne, A. Chambaz, C. Fontanel, op. cit., p. 169, Lettre du 06.02.1916    

43 - Chiner : blaguer                            

44 - H. Bariot-Duchêne, A. Chambaz, C. Fontanel, op. cit., p. 127, Lettre du 03.06.1915

45 - H. Bariot-Duchêne, A. Chambaz, C. Fontanel, op. cit., p. 134, Lettre du 08.08.1915

46 - Lire S. Audoin-Rouzeau, 14-18, Les combattants des tranchées, 1986